Collaboration inédite entre McClintock Distilling et Savage Soaps pour un savon écoresponsable
Selon un communiqué diffusé par PR Newswire le 11 septembre 2026, la distillerie McClintock Distilling Co.

et la savonnerie Savage Soaps ont officialisé leur collaboration autour d'un savon froid nommé « FORAGER ». Le procédé mise sur la valorisation des botaniques résiduelles de gin, un co-produit aromatique habituellement éliminé en fin de distillation. Pour la savonnerie artisanale, cette association illustre une voie d'économie circulaire appliquée à un gisement aromatique encore peu documenté.
Origine technique du projet
L'idée reçue selon laquelle les résidus de distillation ne portent plus de charge aromatique exploitable mérite d'être nuancée. Lors d'une distillation, une fraction des composés terpéniques et des huiles essentielles des botaniques demeure dans la matrice solide après l'extraction hydro-alcoolique. McClintock Distilling Co., première distillerie certifiée biologique du Maryland, et Savage Soaps, savonnerie de Frederick spécialisée dans les savons à l'huile d'olive en petits lots, ont noué ce partenariat après une rencontre entre Misti Morningstar (Savage Soaps) et Braeden Bumpers, cofondateur de McClintock, lors d'un événement économique local. La répartition des rôles est nette: McClintock fournit les résidus botaniques; Savage Soaps conçoit la formule, sélectionne les huiles essentielles complémentaires et réalise la saponification à froid.
Composition annoncée
D'après les informations publiées, « FORAGER » est présenté comme un savon cold-process intégrant les botaniques résiduelles de gin McClintock, complétées d'un mélange d'huiles essentielles de Gingembre, Lavande, Menthe poivrée, Romarin, Orange et Genièvre. Les proportions exactes — ratio botaniques/huiles, surgras, concentration de soude — ne sont pas communiquées par les partenaires.
Il est utile de rappeler que l'ajout de matières végétales broyées dans une pâte à savon n'est pas neutre: ces inclusions peuvent modifier la vitesse de trace, introduire des sucres libres susceptibles d'accélérer la réaction et colorer la pâte. Une formulation stable exige un calcul précis de l'indice de saponification ajusté et une vérification du pH final après cure.
Points de contrôle pour le formulateu
Avant de dupliquer ou d'adapter ce concept, trois vérifications s'imposent.
- Caractérisation des résidus. Demander au distillateur la liste exhaustive des botaniques et le protocole de séchage post-distillation. Une matière encore imbibée d'éthanol résiduel modifie le comportement en saponification.
- Dosage des huiles essentielles ajoutées. La somme des six huiles essentielles citées doit rester dans les seuils usuels de sécurité cutanée, généralement compris entre 2 et 3 % du poids total des huiles, afin de limiter l'irritation et de préserver l'équilibre olfactif.
- Stabilité du parfum dans le temps. Les notes de tête — Menthe poivrée, Orange — s'estompent plus vite que les notes de cœur et de fond. Un test de cure d'au moins quatre à six semaines est nécessaire avant toute diffusion commerciale.
Règle d'or de formulation: un co-produt aromatique ne s'incorpore jamais sans double analyse préalable — chromatographique pour la charge encore présente, saponification pour son comportement dans la pâte.